L’ADER vous soutient dans votre projet innovant
L’association innove en mettant en place un fond destiné à accompagner ses membres dans la réalisation d projets innovants.
Prochaine étape pour le Moulin F10
Etape suivante pour le Moulin F10 03.03.2025 Un financement obtenu pour poursuivre l’expérience. À l’initiative de l’ADER, l’expérience Moulin F10 vise à tester un procédé de mouture innovant. Ce moulin multibroche à haute vitesse (8’000t/min) utilise plusieurs rangées de dents pour battre le blé humidifié au lieu de l’écraser. Ce procédé ramollit le son sans le briser, permettant de le séparer en un seul passage suivi d’un tamisage. Il offre ainsi une mouture plus efficace et adaptable à différentes qualités de farine.En plus de préserver les propriétés du grain, le Moulin F10 se distingue par sa faible consommation d’énergie (10x plus faible qu’un moulin traditionnel) et sa flexibilité, capable de traiter de petites quantités (quelques kg/h) comme de grandes productions (plusieurs tonnes/h). Avec le soutien d’Innosuisse, l’ADER collabore avec ANUTEC Gmbh et la HES-SO de Sion pour analyser la qualité nutritionnelle de la farine obtenue à partie du blé bio vaudois. Si les résultats attendus d’ici quelques mois sont concluants, l’ADER mènera cette expérience à son terme afin d’industrialiser le Moulin F10 et offrir une solution performante et durable pour la meunerie de demain.
Courants vagabonds à l’Assemblée Générale
Assemblée Générale le 20.3.25 à 17h 28.02.2025 Courants vagabonds et énergies renouvelables – Quels défis pour le milieu agricole? En marge de son Assemblée générale, l’ADER se penche cette année sur les courants vagabonds et leurs impacts. En collaboration avec Prométerre, nous vous proposons la conférence citée ci-dessus, qui débute à 18h00, par Mme Vanessa Ménéstrier, de Proconseil (une filiale de Prométerre) et M. Jacques Piguet, instructeur électricien. A l’issue de celle-ci, nous aurons l’occasion de partager un moment convivial avec les conférenciers et les membres de notre association. L’entrée est libre alors n’hésitez pas à en parler autour de vous ! Lieu: Restaurant de l’Hôtel de ville – Salle Moraine (1er) – Rue de Lausanne 1 – 1030 Bussigny
12e Conférence suisse sur la recherche énergétique
12ème Conférence suisse sur la recherche énergétique 15.11.2024 Quelles sont les nouveautés, et les changements à venir… Le 15 novembre, la 12e Conférence suisse sur la recherche énergétique, organisée par l’OFEN, a réuni des experts en énergie, chercheurs, élus et industriels pour aborder les avancées et défis de la transition énergétique en Suisse. Cet événement s’inscrit dans le Plan directeur de la recherche énergétique de la Confédération pour 2025-2028, visant à renforcer la sécurité d’approvisionnement et atteindre les objectifs de durabilité. Le professeur Reto Knutti (ETH Zurich) a souligné l’importance de toujours promouvoir les faits scientifiques malgré les fake news, tandis que le Conseiller fédéral Albert Rösti a présenté les priorités politiques et l’importance d’une collaboration accrue entre recherche, politique et industrie dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050. La conférence a également traité de sujets clés tels que la neutralité carbone, le captage de CO2 par emprisonnement dans la fabrication du béton, l’optimisation de l’utilisation des barrages hydroélectrique (pompage-turbinage) en phase avec la production des installations photovoltaïques pour assurer le stockage saisonnier, l’amélioration du rendement des cellules en Perovskite (>30%), les nouvelles technologies pour le stockage et la transformation de l’énergie, et l’efficacité énergétique, notamment à travers les projets de recherche soutenus par le programme SWEET. Malgré ces avancées, le budget pour les projets pilotes et innovations sera drastiquement réduit, passant de 23 millions de CHF en 2024 à 0 en 2025. Ont contribué notamment Christophe Ballif et Cécile Munsch-Aligné (photovoltaïque et hydroélectricité), Priscilla Caliandro (HES Bern, batteries et mobilité), ainsi que Martin Jakob (Tep Energy), Martin Naef et Philippe Mueller (CORE), Andreas Haselbacher (SWEET), Innosuisse et Neustark.
Comprendre le changement climatique
Comprendre le changement climatique 15.10.2024 Comment nous avons bouleversé la planète et quel est le danger devant lequel nous sommes. Comprendre les causes et les enjeux du dérèglement climatique
Les archives cantonales recherchent…
Afin d’offrir une image complète de l’arrêt de la Centrale nucléaire expérimentale de Lucens, les archives cantonales recherchent des témoignages de personnes ayant vécu dans la région de Lucens (VAUD) dans les années 1962 à 1969. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à les contacter via http://www.vd.ch/acv
L’histoire des énergies dans le pays de Vaud
L’histoire des énergies dans le pays de Vaud 10.06.2024 Anne-Lise Veya, Archives cantonales vaudoises En bref Les archives cantonales vaudoises montrent que l’histoire de la politique énergétique est marquée par des tensions entre acteurs concurrents, particulièrement accentuées en période de guerre et de pénurie. Elles révèlent également que l’évolution des énergies a souvent été impulsée par des initiatives privées et entrepreneuriales, avec des archives détaillant les contributions significatives d’individus et d’entreprises dans ce domaine. Enfin, ces archives mettent en lumière les vifs débats idéologiques entourant l’exploitation des ressources énergétiques, reflétant des visions opposées sur le rapport de l’homme à son environnement et à l’énergie. À cet égard, l’entrée des archives de l’ADER aux ACV témoigne de la capacité du tissu associatif à transformer un problème public en un problème politique auquel l’État répond, in fine, par une politique publique. Esquisse de la typologie des sources à disposition aux ACV pour une histoire des énergies Généralités Le fonds remis aujourd’hui par l’ADER s’inscrit dans un paysage documentaire déjà riche. En effet, les sources relatives à l’histoire de la politique énergétique et à l’histoire de l’exploitation économique des ressources sont nombreuses aux Archives cantonales vaudoises (ACV). Rien d’étonnant à cela, tant le développement de nos sociétés est lié à l’exploitation des ressources énergétiques. Cet état de dépendance est bien sûr allé en s’accroissant mais les ressources naturelles ont toujours été doublées d’enjeux de pouvoir et d’argent. Le numéro 124 de la « Revue historique vaudoise » retrace d’ailleurs parfaitement l’ancienneté des enjeux économiques et politiques de l’énergie et rappelle que nos sociétés se sont organisées autour du développement et de l’accès aux ressources, et cela bien avant la Révolution industrielle. Conflits d’énergies Lorsque l’on prend connaissance des nombreuses sources conservées aux ACV, il apparaît rapidement que l’histoire du développement et de l’exploitation des énergies est une histoire parcourue par les tensions entre acteurs concurrents cherchant à établir une main mise et craignant les pénuries. Sans surprise, on observe rapidement que les périodes de guerre attisent les tensions au sujet des ressources énergétiques. C’est ce dont témoigne, par exemple, le fonds Office cantonal de l’économie de guerre (K XII j) auquel il échoit notamment de trancher quant à l’attribution de combustibles (mazout, charbon, bois, tourbe) en temps de guerre. On constate également dans les archives les effets inévitables du report de la demande nés de cette situation de pénurie. En effet, le manque des combustibles étrangers qui ne parviennent plus en Suisse pendant la Seconde guerre mondiale réoriente le marché et marque, notamment, le retour de l’industrie de la tourbe. A titre d’illustrations, on mentionnera ce soir une série de photographies et une lettre témoignant du travail des internés de guerre à l’extraction de ce combustible, dit du pauvre (P 1000/454 et 453). Précisons qu’il s’agit là de pièces isolées, c’est-à-dire de pièces ne relevant pas d’un fonds, pièces isolées dont les ACV possèdent une jolie collection (P 1000). Bien sûr, la concurrence pour l’accès aux ressources énergétiques ne se déroule pas qu’entre nations. Dans une série de documents du 19e siècle, tirés du fonds du Département de l’agriculture, de l’industrie et du commerce (K XII), on observe ainsi les prétentions des uns et des autres sur les ressources forestières vaudoises. Dans le lot, on voit par exemple la commune de Penthéréaz tenter de prouver qu’elle ne doit rien à l’Etat pour les droits qu’elle exerce sur la rivière du Buron. On la découvre également protester contre la mise à ban projetée par l’Etat, pour laisser à la forêt le temps de se reconstituer (K XII b 1). Querelle énergétique intercantonale cette fois ; celle qui oppose entre 1944 et 1958 les gouvernements vaudois et fribourgeois au sujet du détournement et du turbinage de l’Hongrin, rivière née sur sol vaudois mais alimentant la Sarine. Dans un dossier, extrait du fonds du Service des eaux et de la protection de l’environnement (S 8), on lit les tractations menées pour aboutir à une solution qui satisfasse les différentes forces en présence. Comme le relève Jean Steinauer, qui s’est, entre autres, intéressé à ce conflit[1], le seul point qui fasse finalement consensus entre les partis c’est la négligence des impacts environnementaux de ce pourtant colossal projet hydraulique. Pour finir, j’aimerais mentionner les informations offertes par les cartes, nombreuses aux ACV. La question des énergies est en effet, par nature, éminemment territoriale. Plans de mines ou encore de forêts, les cartes définissent les limites des prétentions de chacun et quantifient ou identifient les ressources à disposition. A des fins d’illustration, on peut mentionner par exemple le plan d’une mine d’houille (GC 150/A) exploitée par Jean-Daniel Rittener à Rivaz entre 1810 et 1816 seulement. L’exemple de cette aventure économique qui tourne, comme le dit Michel Maignan[2]., rapidement court m’amène à un deuxième constat. Force d’initiative du privé Ce deuxième constat est le suivant : les sources conservées aux ACV indiquent que l’histoire des énergies est une histoire particulièrement mue par des visions ou des initiatives entrepreneuriales. On relèvera ainsi l’apport informatif évident des fonds d’archives privés. On peut penser par exemple aux archives de l’inévitable et hyperactif Adrien Palaz (PP 1042) ou encore à celles du pionnier et militant François Iselin (PP 1230) dont les archives sont entrées ce mois aux ACV et attendent désormais d’être traitées. Dans la même veine, on rappellera également la colossale présence, aux ACV, des archives des acteurs du marché de l’électricité avec le fonds de la Compagnie vaudoise d’électricité (PP 701) et celui de la Société romande d’électricité, fonds qui représente, à lui tout seul, quelque 350 mètres linéaires de documents (PP 658). Ces noms cités parmi tant d’autres illustrent bien le rôle prépondérant joué par les individus et les organismes dans l’émergence d’une politique énergétique. Les archives du registre du commerce (par exemple SC 193/19/7/15 ou encore SC 193/14/1/13 et SC 184/2/3/120) témoignent également, à leur manière, de cette vitalité entrepreneuriale souvent incomplètement documentée. On trouve en effet dans les archives du registre du commerce, les inscriptions et actes constitutifs de diverses petites entreprises
Les archives de l’ADER confiées aux archives cantonales
Lundi 10 juin dès 17h
De l’hydrogène au barrage de Schiffenen
Le barrage de Schiffenen se met à l’hydrogène 29.4.2024 Une expérimentation qui porte ses fruits Dans le cadre des développements sur l’hydrogène vert, l’ADER s’est intéressée et a visité la centrale hydroélectrique du barrage de Schiffenen. Celle-ci produit, en plus de 125 GWh d’électricité par an, 300 tonnes d’hydrogène vert chaque année, sans émissions de CO2, illustrant ainsi le couplage entre ces deux énergies renouvelables. Cette production correspond à la consommation de cinquante bus. Dès l’année prochaine, cette centrale alimentera un projet pilote des Transports publics fribourgeois (TPF) avec deux bus à pile à combustible. À suivre…
Promotion du Moulin F10
Quel avenir pour le Moulin F10 ? 29.4.2024 L’ADER s’implique pour promouvoir cette machine La particularité de ce moulin est sa simplicité. Il suffit d’un seul passage au travers le moulin tournant à très haute vitesse, soit environ de 8’000 tours par minute, suivi d’un seul tamisage pour obtenir une farine de qualité, à très haut rendement, un son très propre et sans goût industriel. Cette mouture, appelée «Farine F10», démontre qu’une farine de haute qualité, avec des rendements supérieurs, peut être produite en utilisant 10 fois moins d’énergie. Après la visite du moulin et les échanges avec une haute école spécialisée romande, l’ADER souhaite contribuer à la promotion de la mobilité de cette machine, qui présente un potentiel significatif pour les coopératives agricoles, tant en Suisse qu’à l’international.