Le procédé F10 permet d’appliquer une technique qui existe depuis un siècle et qui n’a pratiquement jamais été exploitée ; c’est la mouture par moulin à broches ou à dents, tournant à très haute vitesse. Pour mieux séparer le son de la farine et éviter de le moudre trop finement, ce qui donnerait une farine grise, il suffit d’humidifier rapidement le grain avant la mouture pour ramollir le son et le rendre élastique sous l’influence de l’humidité. Dans ce moulin qui n’écrase pas mais fait éclater le grain par une série de chocs successifs contre les dents, la farine en ressort très fine et les sons en grands flocons mous. Il suffit alors d’un seul tamisage pour obtenir la farine. En fonction du diamètre des mailles du tamis, on pourra obtenir une farine mi-blanche à bise, très légèrement piquée mais avec un rendement nettement supérieur à un moulin à cylindre et d’une conservation remarquable, les sons étant exempts de résidus de farine.

La faisabilité du procédé est réelle. Son application est actuellement à l’étude sur un site intéressant, qui prévoit l’utilisation de l’énergie électrique fournie par une ancienne roue à eau et la mise en valeur des produits sur le site même.
Ce type d’installation peut être appliqué à petite ou à grande échelle sans aucun problème d’extrapolation. Il est créateur d’emplois, pour le montage des installations d’une part et pour son exploitation d’autre part. Le rendement quantitatif est supérieur à celui d’une installation classique et sophistiquée. La qualité des farines est également supérieure, du fait du lavage du grain et de l’effet de choque dans le moulin qui détruit tout parasite éventuel. Sa conservation est excellente.
Sur le plan énergétique, il est très économique (facteur 10) et va dans le sens d’un développement durable. Le traitement des matières premières proche du lieu de production supprime de nombreux transports.

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www.moulin-f10.ch

Partenaires :

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– Arthur Nussbaumer

– Silna Borter

Matthieu Glauser – Agriculteur – Champvent (CH)

Quelques chiffres :

Ce procédé, contrairement au procédé classique permet la réalisation de lignes de mouture à débits variables, sans aucun problème d’extrapolation.
Pour notre projet, une capacité de 100 kg de blé par heure a été fixée.

Autonomie énergétique :

Le projet Farine F 10 a démontré qu’uniquement dans la phase de la mouture, le facteur d’économie d’énergie peut être divisé par 10 et les investissements par 20.
Un tel concept permet d’imaginer une structure socio-économique nouvelle, basée sur le producteur fabriquant. Cette réalisation très simple, a l’avantage de sauver un secteur clef de l’agriculture, par une rétribution supérieure et dans le même temps, de mettre sur le marché un pain plus sain et moins cher.Pour mieux comprendre la démarche, analysons le cheminement de notre grain de blé entre la ferme et le consommateur. On y recense au moins 3 intermédiaires:

le centre collecteur,
le moulin,
le boulanger

Le but de notre projet n’est pas de désigner des coupables ou de traiter les intermédiaires de voleurs. Le système dans lequel s’est enlisée notre agriculture n’est pas viable, car il applique les mêmes remèdes depuis des décennies. Les coûts des transports augmentent considérablement du fait des concentrations, les consommations d’énergie de l’ensemble de la ligne sont énormes et chaque tentative de correction aux trois niveaux ne fait qu’aggraver le problème. La solution proposée est de supprimer au moins les deux premiers intermédiaires dans une première phase, ce qui veut dire que le paysan va se transformer en meunier. C’est lui qui profitera aussi de la plus-value, ce qui lui permettra d’investir et de se transformer en P.M.E.

Énergies grises :

Le sous-produit (son) peut être directement utilisé pour l’affouragement des animaux.